Ce projet est né de la volonté de l’association Saint Michel Saint Vincent, gestionnaire de l’hôpital Saint-Michel, de conserver une activité médico-sociale et, sur les conseils de l’ex-DASS 75, de s’intéresser à l’autisme et notamment aux enfants; d’où la double idée initiale d’ouvrir un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile) et un IME ( Institut Médico-Educatif) de 25 places chacun.

Ensuite de la rencontre de nos deux associations, Autisme 75 Ile-de-France étant doublement heureuse (1) d’avoir l’occasion d’apporter son expérience récemment acquise grâce à son SESSAD de Créteil (ouvert en 2006) et à son IME “Cour de Venise” dans le 3ème arrondissement de Paris (septembre 2008) et (2) de pouvoir créer un FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) pour 25 adultes en coopération avec Saint Michel.

Compte tenu des considérations présentées ci-dessus sur l’évolution des prises en charge, il est facile de comprendre pourquoi ces créations répondent aux besoins des familles:

le SESSAD, dont le rôle est de prendre en charge les enfants et adolescents pendant une dizaine d’heures par semaine, via des accompagnements à l’école, à domicile et à des ateliers individuels ou collectifs dans les locaux propres au SESSAD; il s’agit donc d’un Service qui ne se comprend qu’en complément d’activités extérieures, et notamment scolaires;

l’IME a un rôle classique d’une prise en charge en continu sur toute la semaine; il sera spécifiquement destiné aux enfants de 10 à 18 ans;

le FAM sera le….premier qui ouvrira à Paris, ce qui illustre le retard pris pour les adultes et  explique le soutien fort que la Ville a apporté au projet (les frais de fonctionnement du FAM sont supportés à environ 75% par le Département de Paris et à 25% par l’Assurance Maladie pour la partie soins).

Nous ne nous appesantirons dans cet article ni sur les budgets (qui méritent un autre article), ni sur les aspects juridiques (même remarque), ni  sur les péripéties administratives de ces dossiers; mais il faut signaler la chance que nous avons eue (et méritée…) de passer au dernier Comité Régional ancienne formule (les CROSMS) en avril 2009 avant la mise en place des ARS.
Et signaler également le soutien sans faille des équipes du Département et de la Délégation Territoriale 75 de l’ARS, après ce passage in extremis.

Bien entendu les projets pour chaque établissement ont été largement développés dans les dossiers réglementaires présentés aux autorités de tutelle fin 2008; outre le fait qu’il est difficile de les résumer en quelques lignes, il est tout aussi évident que nous allons les repenser pour tenir compte des évolutions constatées des besoins des enfants, des adultes et des familles. A ce stade il est plus intéressant d’évoquer les problématiques qui vont se poser.

1. Pour les enfants, le principal problème concerne l’évolution de la scolarisation. Aujourd’hui on constate de nombreuses déscolarisations d’enfants autistes au moment du passage en primaire ordinaire  et le nombre de CLIS (Classes d’Intégration Scolaire) spécialisées autisme est très insuffisant, sans parler du problème des Auxiliaires de Vie Scolaire.
Sera-t-il possible à l’Education Nationale d’en ouvrir plus ?
Y-aura-t-il un retour vers la création de classes intégrées au sein des établissements ?

Ce qui nous parait certain est que les équipes du SESSAD devront développer le nombre d’heures dédiées à l’appui scolaire, mais aussi celles accordées aux enfants qui seraient déscolarisés sans avoir de places en IME.
De même les activités de l’IME et du SESSAD devront être rapprochées, sinon intégrées, avec des possibilités d’allers et retours d’enfants entre les deux établissements.
A cet effet nous avions déjà prévu que le poste de directeur et celui de chef de service soient communs, ainsi que d’autres fonctions administratives.
Une autre question sera le développement des temps consacrés  à la méthode ABA.

2. Pour les adultes, nous sommes actuellement devant une forte demande des familles en faveur d’une prise en charge très ouverte vers l’extérieur et la socialisation; il est d’ailleurs probable que les adultes accueillis seront majoritairement dans la tranche 20 à 35 ans et présentant un profil leur permettant de profiter de la vie à Paris.
Il faudra également innover dans la prise en charge des adultes, souvent occupationnelle et  recourant trop facilement à la prise de neuroleptiques sur de longues périodes.
L’espoir de progrès significatifs et la nécessité d’un encadrement éducatif ne s’arrêtent pas brutalement à 18 ou 20 ans !
C’est tout l’objectif du projet de FAM.

Ouvertures prévues  en septembre 2016….

L’association travaille actuellement sur le bail et sur les travaux  qui sont en cours (novembre 2014)